En attente de réponse

question écrite

Manifestation d'extrême droite à Lyon

Sandrine Runel SOC · Assemblée nationale · 17e législature · n° 19291

Ministère interrogé
Intérieur
Rubrique
Ordre public

En clair

Question écrite de Sandrine Runel, publiée au Journal officiel le 27 oct. 2026. Aucune réponse publiée après 9 jours.

La question

Mme Sandrine Runel alerte M. le ministre de l'intérieur sur la manifestation d'extrême droite qui a eu lieu à Lyon le lundi 19 octobre 2026 au soir et sur la différence de traitement, par les forces de l'ordre, de cette manifestation pourtant interdite et de celle des lycéennes. Le lundi 19 octobre au soir, malgré l'interdiction des attroupements annoncée par la préfecture du Rhône, des militants d'extrême droite ont défilé dans le centre-ville de Lyon. Au lendemain d'émeutes d'une ampleur exceptionnelle dans cette ville et alors même que la préfecture du Rhône ordonnait des couvre-feux sur la Presqu'île, ce défilé d'extrême droite n'a été aucunement empêché par la police. Pourtant, l'arrêté pris par le préfet du Rhône ne pourrait être plus clair : « interdiction de toutes les manifestations, attroupements et rassemblements revendicatifs sur la voie publique à partir de 18 heures le lundi 19 octobre ». Slogans racistes, drapeaux ornés de croix celtiques, ces militants d'extrême droite n'ont été dispersés que plus d'une heure après le début de leur manifestation illégale. Malgré ces caractéristiques d'un « rassemblement revendicatif » d'extrême droite et d'appel à la haine et de propos racistes tel que « la France est à nous », la préfecture assure qu'il n'y a pas eu de « trouble à l'ordre public » lors de cette manifestation. Cette différence de traitement entre des mineurs aux revendications légitimes et des militants d'extrême droite aux propos illégaux est d'une gravité inouïe pour la République. Les premiers sont noyés dans un nuage de gaz lacrymogène avant même le début de leur manifestation, les seconds défilent sans une seule présence policière pour les contrôler. M. le ministre considère-t-il que des groupuscules néo-nazis seraient moins dangereux pour l'ordre public et républicain que des lycéens, qui demandent des professeurs dans leurs classes, des toilettes dans leurs établissements et la suppression de ParcourSup ? Mme la députée rappelle par ailleurs à M. le ministre que l'application homogène des règles à toutes et tous est l'un des fondements de l'État de droit. Elle lui demande comment donc expliquer que l'interdiction des rassemblements et des manifestations prise par la préfecture du Rhône semble ne pas s'appliquer aux militants d'extrême droite, défilant dans le centre-ville de Lyon en toute impunité.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE19291
Ministère interrogé (source)
PO873643