En attente de réponse

question écrite

Protection des consommateurs face aux opérateurs de télécommunications

Violette Spillebout EPR · Assemblée nationale · 17e législature · n° 19203

Ministère interrogé
Intelligence artificielle et numérique
Attribuée à
Économie, finances, souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Rubrique
Consommation

En clair

Question écrite de Violette Spillebout, publiée au Journal officiel le 27 oct. 2026. Aucune réponse publiée après 9 jours.

La question

Mme Violette Spillebout attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l'intelligence artificielle et du numérique, sur les pratiques de certains opérateurs de télécommunications consistant à modifier unilatéralement les conditions tarifaires des abonnements de leurs clients. En application de l'article L. 224-33 du code de la consommation, les opérateurs peuvent modifier les conditions contractuelles de leurs offres, sous réserve d'en informer les consommateurs au moins un mois avant leur entrée en vigueur. Ces derniers disposent alors d'un délai de quatre mois suivant la notification pour résilier leur contrat sans frais. Toutefois, ce dispositif soulève des interrogations quant à la protection effective des consommateurs. En effet, certaines augmentations tarifaires, parfois présentées comme un enrichissement de l'offre, peuvent être appliquées sans acceptation expresse de l'abonné. Il revient alors à ce dernier d'effectuer les démarches nécessaires pour refuser la modification, lorsque cette possibilité lui est proposée, ou de résilier son contrat. Cette situation peut particulièrement pénaliser les personnes âgées, les publics éloignés du numérique ou les ménages disposant de ressources modestes, qui ne prennent pas toujours connaissance de ces notifications ou rencontrent des difficultés pour effectuer les démarches nécessaires. L'accumulation de ces augmentations, même limitées, peut ainsi peser sur leur pouvoir d'achat. Si la législation actuelle garantit un droit à la résiliation sans frais, elle ne permet pas systématiquement au consommateur de conserver son abonnement aux conditions tarifaires initialement souscrites. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage de renforcer l'encadrement de ces pratiques, notamment en imposant un consentement explicite du consommateur avant toute augmentation tarifaire liée à l'ajout de prestations non sollicitées, ou en garantissant des modalités de refus simples, gratuites et accessibles, permettant le maintien de l'offre initiale sans obligation de résiliation.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE19203
Ministère interrogé (source)
PO873718