En attente de réponse

question écrite

Protéger le patrimoine culinaire breton

Pierre-Yves Cadalen LFI-NFP · Assemblée nationale · 17e législature · n° 19199

Ministère interrogé
Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
Rubrique
Commerce et artisanat

En clair

Question écrite de Pierre-Yves Cadalen, publiée au Journal officiel le 27 oct. 2026. Aucune réponse publiée après 9 jours.

La question

M. Pierre-Yves Cadalen alerte Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur le danger qui pèse sur la traditionnelle andouille de Guémené, produit phare de Bretagne. La fumée déposée sur la peau de l'andouille lors du fumage contient du benzopyrène (BaP), un hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP). Or les HAP ont un caractère potentiellement cancérigène. L'Union européenne est venue réguler leur teneur par le règlement « contaminants » UE 2023/915 de la Commission du 25 avril 2023. Auparavant, les contrôles étaient effectués à l'intérieur de l'andouille. Désormais, les contrôles se font avec la peau et donc la célèbre charcuterie n'est plus aux normes sanitaires européennes. À noter que les andouilles industrielles ne sont pas concernées par les HAP, le goût de fumé n'étant pas obtenu par un fumage au feu de bois mais par des arômes synthétiques. Les pratiques artisanales subissent donc de plus une concurrence déloyale de la part de l'agro-industrie. Depuis les premières alertes, les artisans ont modifié leurs pratiques. Des conseils de consommation appelant les clients à ne pas manger la peau ont été inscrits sur l'emballage des andouilles pour éviter d'ingérer trop de HAP. Des chaussettes sont utilisées lors du fumage pour retenir une partie des HAP déposés sur la peau. Des filtres sont installés entre le feu et les andouilles. Les analyses pour prouver la conformité des produits ont un coût non négligeable : 200 euros par lot. En 2025, la maison de l'Andouille à Guémené a déboursé 17 000 euros en analyses et 23 000 euros sur les neuf premiers mois de l'année 2026. Cela a grandement fragilisé sa trésorerie. M. le député lui demande si le Gouvernement entend étudier la possibilité d'une dérogation. Bien que la particule soit en effet nocive, il faut en consommer de grandes quantités pour être en danger. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement entend augmenter les campagnes de sensibilisation sur la nécessité de réduire la consommation de viandes, d'alcool, de sucre et de produits transformés, ceux-là sont consommés bien plus régulièrement que l'andouille de Guémené.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE19199
Ministère interrogé (source)
PO873647