Accompagnement psychologique et prévention du suicide des policiers
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En clair
Question écrite de Philippe Fait, publiée au Journal officiel le 20 oct. 2026. Aucune réponse publiée après 16 jours.
La question
M. Philippe Fait attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la prévention des suicides au sein de la police nationale. Chaque année, plusieurs policiers mettent fin à leurs jours et le taux de suicide dans la police demeure durablement supérieur à celui de la population active. Derrière ces chiffres, ce sont des familles brisées, des équipes durement éprouvées et une institution fragilisée. Des dispositifs de soutien existent, qu'il s'agisse du service de soutien psychologique opérationnel ou de l'engagement d'associations telles que PEPS (Policiers entraide prévention suicide) ou Alerte police en souffrance. Ils restent toutefois insuffisamment connus et de nombreux agents en souffrance hésitent encore à les solliciter, par crainte des conséquences sur leur carrière ou du regard de leur hiérarchie. Plusieurs témoignages portés à la connaissance de M. le député font apparaître des failles dans la prévention. Après une intervention particulièrement éprouvante, un débriefing opérationnel est organisé, mais aucun temps d'échange psychologique n'est systématiquement proposé, alors que chaque agent vit l'évènement différemment. Lorsqu'un policier fait part de son mal-être à sa hiérarchie, la question de la conservation de son arme de service et de l'orientation vers un accompagnement adapté n'est pas toujours traitée. Après une tentative de suicide, les collègues de l'agent ne bénéficient pas toujours d'un suivi et la situation administrative de l'agent lui-même, notamment la reconnaissance de l'imputabilité au service, peut rester longtemps en suspens. À ces fragilités s'ajoutent des conditions de travail exigeantes : tensions sur les effectifs, cycles horaires éprouvants, heures supplémentaires difficiles à récupérer, sollicitations pendant les temps de repos ou encore vétusté de certains locaux et équipements. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour renforcer la prévention du suicide dans la police nationale, en particulier pour généraliser un accompagnement psychologique après les interventions traumatisantes, encadrer la prise en charge des agents signalant un mal-être, assurer le suivi des équipes touchées par un drame et accélérer l'instruction des situations administratives des agents concernés. Il souhaite également connaître les moyens humains et matériels qui y seront consacrés.
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE19132
- Ministère interrogé (source)
- PO873643