Handicap invisible
- Ministère interrogé
- Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
- Attribuée à
- Autonomie et personnes handicapées
- Rubrique
- Personnes handicapées
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En clair
Question écrite de Félicie Gérard, publiée au Journal officiel le 6 oct. 2026. Aucune réponse publiée après 30 jours.
La question
Mme Félicie Gérard appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de handicaps invisibles dans l'accès aux garanties d'assurance et de prévoyance. En France, 80 % des handicaps déclarés sont invisibles. Cette réalité concerne plusieurs millions de personnes et constitue ainsi un enjeu majeur de santé publique. En effet, les personnes atteintes d'un handicap invisible subissent une double peine : elles doivent non seulement composer quotidiennement avec les conséquences de leur pathologie, mais sont également confrontées en permanence aux minimisations et aux suspicions de leurs interlocuteurs sur leur handicap. Ces difficultés sont particulièrement sensibles dans les relations avec les organismes d'assurance et de prévoyance. Pour déterminer l'état de santé de l'assuré et les garanties susceptibles d'être mobilisées, ces organismes s'appuient sur leur propre médecin-conseil, qui mandate ensuite un expert. Or, dans le cas des handicaps invisibles, l'évaluation du taux d'invalidité fonctionnelle, qui mesure les conséquences de la pathologie sur la vie quotidienne et qui est utilisée pour calculer les garanties d'indemnités, repose largement sur l'avis de l'expert mandaté. Cette situation peut ainsi conduire, dans certains cas, à une évaluation insuffisante et à la non-activation des garanties prévues dans le contrat. L'assuré se trouve alors dans une situation de forte asymétrie face à l'organisme qui l'indemnise. Afin de contester la décision, il lui revient de procéder lui-même à une contre-expertise, ce qui s'avère coûteux et chronophage, notamment pour des personnes déjà fragilisées par leur état de santé. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement envisage de réduire l'asymétrie entre les assurés atteints de handicap invisible et les organismes d'assurance et de prévoyance, notamment en encadrant l'expertise médicale et l'évaluation du taux d'invalidité fonctionnelle.
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE18802
- Ministère interrogé (source)
- PO873673