En attente de réponse

question écrite

Ouverture du droit à pension de réversion aux concubins

Karim Benbrahim SOC · Assemblée nationale · 17e législature · n° 18597

Ministère interrogé
Travail et solidarités
Rubrique
Retraites : généralités

En clair

Question écrite de Karim Benbrahim, publiée au Journal officiel le 29 sept. 2026. Aucune réponse publiée après 37 jours.

La question

M. Karim Benbrahim appelle l'attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur l'exclusion des partenaires liés par un pacte civil de solidarité (PACS) ou ayant déclaré une relation de concubinage stable et durable du droit à une pension de réversion. En l'état du droit, la pension de réversion est réservée aux personnes mariées ou ayant été mariées au défunt. Ainsi, à durée de vie commune comparable, une personne mariée peut bénéficier, au décès de son conjoint, d'une pension de réversion, tandis qu'une personne liée par un PACS ou vivant en concubinage avec son partenaire en est exclue. Cette différence de traitement intervient alors que le mariage ne constitue plus l'unique forme de vie de couple. Le nombre de mariages a diminué au cours des dernières décennies, tandis que le PACS s'est durablement installé dans les pratiques et que le concubinage demeure une forme courante de conjugalité. En 2024, 197 000 PACS ont été conclus, contre moins de 250 000 mariages, alors qu'en 2000, on comptait près de 22 200 PACS et plus de 305 000 mariages. Ces évolutions témoignent de la diversification des formes de vie conjugale, sans que les conditions d'accès à une pension de réversion aient évolué en conséquence. Cette situation crée une différence importante dans l'accès à une solidarité financière destinée à protéger le conjoint encore en vie contre les conséquences économiques du décès de son partenaire. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage d'engager une réforme visant à faire évoluer les conditions de versement d'une pension de réversion afin d'en étendre le bénéfice aux partenaires liés par un PACS et aux personnes pouvant justifier d'un concubinage stable et durable, dans un objectif d'égalité de traitement entre les différentes formes de conjugalité.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE18597
Ministère interrogé (source)
PO873667