Nouveaux risques naturels liés au changement climatique en haute montagne
- Ministère interrogé
- Transition écologique, biodiversité et négociations internationales
- Rubrique
- Montagne
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En clair
Question écrite de Marie-José Allemand, publiée au Journal officiel le 29 sept. 2026. Aucune réponse publiée après 37 jours.
La question
Mme Marie-José Allemand appelle l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur la progression des risques naturels liés au changement climatique dans les territoires de montagne. Le ministère relève que la température dans les Alpes et les Pyrénées françaises a augmenté d'environ 2 degrés au cours du XXe siècle, contre 1,4 degré à l'échelle nationale et que les glaciers français ont perdu environ 40 % de leur volume depuis la fin des années 1960. Le recul des glaciers et le dégel du pergélisol favorisent l'apparition ou l'intensification de nouveaux phénomènes : chutes de blocs, effondrement de parois, lacs ou poches glaciaires instables, risques torrentiels et mouvements de terrain. L'État a engagé un plan interministériel 2024-2026 consacré aux risques d'origine glaciaire et périglaciaire. Le troisième plan national d'adaptation au changement climatique prévoit également d'identifier systématiquement les sites susceptibles de présenter ces risques et d'accompagner les collectivités dans la surveillance et la prévention. Près de 4 millions d'euros ont été mobilisés depuis 2021 pour améliorer la connaissance scientifique de ces phénomènes. Le terme du plan actuel à la fin de l'année 2026 pose désormais la question de la pérennité des moyens engagés. Ainsi, elle lui demande quelle stratégie succédera au plan interministériel 2024-2026 à compter de 2027 et avec quels moyens budgétaires, quel est l'état d'avancement de l'inventaire des sites présentant un risque glaciaire ou périglaciaire et si une cartographie nationale publique de leur niveau de surveillance sera établie, comment seront financés dans la durée les équipements de surveillance, les études, l'ingénierie et les travaux de prévention nécessaires aux petites collectivités de montagne, qui ne disposent souvent ni des compétences techniques ni des capacités financières permettant de faire face seules à l'apparition de risques nouveaux, et quels moyens seront consacrés au service de restauration des terrains en montagne et aux organismes scientifiques chargés de cette surveillance, ainsi que les dispositifs permettant d'accompagner les collectivités lorsque ces phénomènes menacent des routes, des sentiers, des refuges, des réseaux ou des secteurs habités.
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE18542
- Ministère interrogé (source)
- PO873679