Écoles et canicules
- Ministère interrogé
- Éducation nationale
- Rubrique
- Enseignement maternel et primaire
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En clair
Question écrite de Marietta Karamanli, publiée au Journal officiel le 11 août 2026. Réponse publiée le 20 oct. 2026, 70 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 70 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale
La question
Mme Marietta Karamanli attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conditions sanitaires préoccupantes auxquelles sont exposés les enfants et les personnels dans les écoles (enseignement du premier degré) par temps de canicule, qui sont la plupart du temps confrontés à des températures très fortes, parfois insoutenables, dépassant 30°C en classe et atteignant parfois plus dans les dortoirs des sections en écoles maternelles. Si la commune a la responsabilité des bâtiments scolaires et doit adapter les locaux scolaires au réchauffement climatique, il n'en demeure pas moins que l'État est, en vertu de la loi, garant de la santé des concitoyens, en particulier des enfants et des personnels placés sous sa responsabilité. À ce titre, il lui revient de veiller à ce que les collectivités disposent des moyens nécessaires pour assurer des conditions d'accueil compatibles avec la santé publique et la sécurité. Or malgré les alertes répétées des familles et des équipes éducatives, les équipements de protection contre la chaleur demeurent le plus souvent insuffisants : absence de ventilateurs dans certaines classes, protections solaires incomplètes et diagnostics de ventilation non réalisés. Il est possible et normal de chiffrer des propositions anticipant de telles situations : accélération des rénovations thermiques, installation de protections solaires, végétalisation des cours et diagnostics systématiques des installations de chauffage et de ventilation. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures l'État entend prendre pour accompagner financièrement et techniquement les collectivités locales, afin de garantir la santé des enfants et des personnels, notamment par la mobilisation de fonds dédiés, par un soutien renforcé aux projets de rénovation thermique et par un accompagnement opérationnel des communes confrontées aux effets du changement climatique. Elle lui demande également si un plan national de prévention des risques liés aux fortes chaleurs dans les écoles est envisagé, afin que l'improvisation ne remplace plus jamais l'anticipation.
La réponse
Le ministère est attentif au confort d'été dans les établissements scolaires et à la protection des élèves et des personnels lors des épisodes de fortes chaleurs. Publié le 28 mai 2026 et décliné dans chaque académie, le plan ministériel de gestion des vagues de chaleur, révisé à la lumière de la canicule de l'été dernier, repose ainsi sur cinq volets : diagnostic du bâti, protection des personnels, adaptation du fonctionnement des écoles et établissements, continuité pédagogique et organisation des examens. À compter de la session 2027, les épreuves du baccalauréat et du brevet se tiendront uniquement le matin (calendrier publié au BO spécial du 25 août 2026). Le plan prévoit aussi, dans chaque académie et avec les collectivités, un diagnostic de l'exposition des sites scolaires à la chaleur pour prioriser les travaux. Ce plan s'articule avec le plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC) de mars 2025, dont le ministère pilote deux mesures : la continuité de l'enseignement face au réchauffement (mesure 28) et l'éducation au climat (mesure 49). Un centre de ressources dédié à la rénovation et à l'adaptation du bâti scolaire a été mis en ligne en mai 2025 pour accompagner les collectivités. Les communes restent responsables, en application de l'article L. 212-4 du code de l'éducation, de la construction et de l'entretien des écoles publiques. L'État les accompagne en ingénierie et en financement (Fonds vert, DSIL, DETR, programme ÉduRénov de la Banque des territoires). Depuis 2023, le Fonds vert a financé 3 588 projets pour 936 M€, et ÉduRénov accompagne plus de 6 500 projets pour 1,34 Md€ de prêts. Après la canicule de juin 2026, un plan d'urgence conduit avec la Banque des territoires et EDF finance intégralement des diagnostics « confort d'été » pour 2 500 écoles et établissements prioritaires. EDF verse jusqu'à fin juin 2027 une prime de 10 000 € pour équiper une salle refuge d'un rafraîchissement fixe, et rembourse certains équipements (400 € chacun, dix maximum par établissement). Depuis juillet 2026, tout projet de rénovation énergétique soutenu par le Fonds vert dans l'Hexagone doit intégrer le confort d'été, et le Fonds vert soutient davantage les travaux en ce sens.
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE17671
- Ministère interrogé (source)
- PO873652