En attente de réponse

question écrite

Traitements anti-obésité de type GLP-1

Franck Allisio RN · Assemblée nationale · 17e législature · n° 16739

Ministère interrogé
Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Rubrique
Pharmacie et médicaments

En clair

Question écrite de Franck Allisio, publiée au Journal officiel le 7 juil. 2026. Aucune réponse publiée après 121 jours.

La question

M. Franck Allisio appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les traitements anti-obésité de type GLP-1, notamment le Mounjaro et le Wegovy. La prise en charge est devenue extrêmement compliquée parce qu'elle reste limitée aux centres spécialisés de l'obésité (CSO) ou à quelques spécialistes habilités. Sur le papier, cela paraît encadré, mais dans la réalité, cela crée des délais énormes. Dans beaucoup de régions, les patients attendent plus d'un an, parfois un an et demi, simplement pour obtenir un rendez-vous permettant d'accéder au parcours de remboursement. Un an et demi d'attente pour une maladie chronique évolutive, c'est énorme. Pendant ce temps, les patients continuent de prendre du poids, développent du diabète, de l'hypertension, des douleurs articulaires, de l'apnée du sommeil ou basculent parfois vers l'invalidité. Ce qui est difficile à comprendre pour beaucoup de patients, c'est que des endocrinologues suivent déjà ces personnes depuis des années, connaissent parfaitement leurs problématiques métaboliques, mais ne peuvent pas forcément faire bénéficier leurs patients de cette prise en charge dans les mêmes conditions. Beaucoup remplissent les critères médicaux, mais n'ont simplement pas les moyens de payer 400 à 500 euros par mois. Cela crée une médecine à deux vitesses : ceux qui ont les moyens peuvent se soigner, les autres restent bloqués pendant des mois, voire des années. Pourtant, permettre à davantage de patients d'accéder à ces traitements pourrait aussi réduire beaucoup d'autres dépenses de santé : diabète, hospitalisations, traitements cardiovasculaires, arrêts maladie, invalidité, etc. Suite à ce constat, il lui demande s'il existe un moyen pour que les patients bénéficient d'un élargissement de la prise en charge à tous les endocrinologues.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE16739
Ministère interrogé (source)
PO873673