Réponse publiée

question écrite

Évaluer le taux d'emplois pérennes suite à une POE

Lisa Belluco EcoS · Assemblée nationale · 17e législature · n° 13830

Ministère interrogé
Travail et solidarités
Rubrique
Travail

En clair

Question écrite de Lisa Belluco, publiée au Journal officiel le 24 mars 2026. Réponse publiée le 15 sept. 2026, 175 jours plus tard.

Délai de réponse
175 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale

La question

Mme Lisa Belluco interroge M. le ministre du travail et des solidarités sur la mise en place de la préparation opérationnelle à l'emploi (POE) de France Travail. La POE constitue une aide au financement pour les employeurs d'une formation préalable à l'embauche. Elle doit permettre au demandeur d'emploi d'acquérir les compétences professionnelles requises pour occuper le poste proposé. Des citoyens de la circonscription de Mme la députée l'ont interpellée sur des licenciements précoces concernant des personnes ayant eu recours à des POE. Malgré le recours à un POE, les employeurs peuvent tout de même rompre le contrat de travail durant la période d'essai. Elle aimerait donc connaître le taux de POE conduisant à la création réelle d'un emploi durable ainsi que le taux de licenciements pendant la période d'essai, afin d'évaluer l'efficacité du dispositif existant.

La réponse

La Préparation opérationnelle à l'emploi individuelle (POEI) est destinée à financer la formation qui va combler un écart entre les compétences détenues par un demandeur d'emploi et les compétences requises pour une offre d'emploi ciblée. C'est ainsi une aide financière de France Travail à destination des employeurs qui proposent une formation préalable à une embauche sur une offre d'emploi précise. La POEI correspond au dispositif avec le taux d'accès à l'emploi le plus élevé parmi tous les autres dispositifs de formation comme l'Aide individuelle à la formation (AIF) ou les Actions de formation conventionnées (AFC). En effet, le taux d'accès à l'emploi de la POEI est de 84 %, soit près de 25 points de plus que celui correspondant à une AIF et 30 points de plus que celui correspondant à une AFC. Ainsi, on remarque que l'employeur qui s'inscrit dans cette démarche souhaite en priorité embaucher le demandeur d'emploi. Il n'est pas opportun pour l'employeur d'engager cette procédure pour ne pas l'embaucher et encore moins pour le licencier par la suite. Par ailleurs, dans les cas très marginaux où l'embauche n'est pas réalisée, les équipes de France Travail mettent en place un bilan tripartite avec le demandeur d'emploi, l'employeur et le conseiller France Travail, permettant d'analyser la situation, et ainsi d'améliorer ou corriger les éléments qui n'ont pas permis l'embauche.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE13830
Ministère interrogé (source)
PO873667