Situation des Restos du Cœur
- Ministère interrogé
- Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes
- Réponse du ministère
- Travail et solidarités
- Rubrique
- Pauvreté
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En clair
Question écrite de Julien Gokel, publiée au Journal officiel le 22 oct. 2024. Réponse publiée le 3 févr. 2026, 469 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 469 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale
La question
M. Julien Gokel alerte M. le ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes sur la situation de l'estaminet du Cœur de Dunkerque (59) et sur les difficultés qui pèsent de manière générale sur les Restos du Cœur. Ouvert depuis 18 ans maintenant, l'estaminet du Cœur apporte une assistance essentielle à de nombreuses familles. Chaque jour, entre 80 et 100 personnes en situation de grande précarité viennent dans ce lieu de rencontre pour partager un petit-déjeuner, un plat chaud et des moments de convivialité avec les bénévoles sur place. L'augmentation des prix des denrées alimentaires et de l'énergie a poussé de plus en plus de personnes à se tourner vers ces structures qui subissent elles-mêmes les conséquences de l'inflation. La baisse des dons, le coût grandissant des achats alimentaires et la hausse des prix de l'électricité ou du gaz pèsent lourdement sur les associations. M. le député, qui a pu constater les forces et, malheureusement, les limites de l'accompagnement des personnes en situation de précarité, s'associe pleinement au cri d'alerte lancé par le responsable départemental des Restos du Cœur dans le Nord. La situation de l'estaminet du Cœur n'est pas isolée ; elle concerne d'autres structures associatives du département et de toutes les régions de France. En conséquence, il demande au Gouvernement s'il entend lancer un véritable plan d'urgence pour soutenir les Restos du Cœur et leur permettre de continuer leur combat contre la pauvreté et l'exclusion ; pour les centaines de milliers de bénéficiaires et l'ensemble des bénévoles, cette nouvelle aide de l'État est vitale.
La réponse
Le Gouvernement est pleinement conscient des tensions que rencontrent les structures d'aide alimentaire. En 2025, les services déconcentrés ont reçu, dès avril, une première vague de délégation de crédits à hauteur de 57,65 M€, comprenant 39,25 M€ de crédits au titre du programme mieux manger pour tous, dont 10 M€ supplémentaires par rapport à l'année 2024. Toutefois, à l'inverse des années précédentes, aucun crédit complémentaire n'a été prévu dans la loi de finances de fin de gestion 2024. Ainsi, pour répondre aux difficultés remontées par les associations et les préfets, le Gouvernement s'est engagé en juillet 2025 à abonder de 10 M€ supplémentaires les crédits en région. L'affectation de ces crédits constitue un effort supplémentaire important pour le budget du programme 304 (support des dépenses de l'Etat relatives à la lutte contre la pauvreté et des dépenses concourant à l'inclusion sociale et à la protection des personnes) et, bien que l'enveloppe ne permette pas de couvrir l'ensemble des besoins exprimés, elle a vocation à répondre en priorité aux situations d'urgence, notamment celles présentant un risque de fermeture d'associations. Une attention particulière est accordée à la précarité étudiante dans les territoires.
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE1287
- Ministère interrogé (source)
- PO847651