Réponse publiée

question écrite

Hausse des cotisations sur les paris hippiques

Christophe Barthès RN · Assemblée nationale · 17e législature · n° 1227

Ministère interrogé
Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt
Réponse du ministère
Agriculture, souveraineté alimentaire
Rubrique
Jeux et paris

En clair

Question écrite de Christophe Barthès, publiée au Journal officiel le 22 oct. 2024. Réponse publiée le 21 janv. 2025, 91 jours plus tard.

Délai de réponse
91 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale

La question

M. Christophe Barthès alerte Mme la ministre de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l'annonce de la prochaine hausse des taux de prélèvement de cotisations sociales sur le produit brut des jeux des paris hippiques. Le modèle français des courses hippiques est unique : le revenu issu des paris est reversé à la filière agricole des courses dans son intégralité. Concrètement les revenus de ces paris financent les professionnels agricoles éleveurs et entraîneurs, le personnel, l'entretien des 233 hippodromes et l'organisation des 18 000 courses tout au long de l'année. Ces revenus permettent de faire vivre 40 000 personnes en France. Ce modèle de développement unique, est aujourd'hui autonome financièrement avec une redistribution des tous les revenus aux acteurs agriculteurs, qui contribuent eux-mêmes au budget de l'État et à l'économie des régions. La filière des courses hippiques assure donc son propre autofinancement tout en contribuant au budget du pays. De plus, il est à noter que les Paris mutuels urbains sont encore parfois les derniers commerces de nombreux villages et participent à la lutte contre l'isolement de beaucoup d'anciens. Il lui demande si elle confirmera cette hausse des taux de prélèvements de cotisations sociale sur le produit brut des jeux, malgré les très grandes difficultés financières que celle-ci engagera.

La réponse

Suite à l'annonce d'une prochaine hausse des taux de prélèvement de cotisations sociales sur le produit brut des jeux des paris hippiques, le Gouvernement a pris en compte les spécificités du secteur des courses hippiques et des paris qui lui sont associés. Le modèle français des courses hippiques, unique en son genre, repose en effet sur une redistribution des revenus des paris aux acteurs de la filière, notamment les professionnels agricoles tels que les éleveurs et les entraîneurs, ainsi que le personnel impliqué dans l'entretien des hippodromes et l'organisation des courses. Cette structure permet de maintenir l'autofinancement de la filière tout en contribuant positivement à l'économie locale et au budget de l'État. Dans ces conditions, le Gouvernement a décidé de soutenir les amendements au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025 visant à ne pas appliquer de hausse de la fiscalité à la filière hippique.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE1227
Ministère interrogé (source)
PO847661