En attente de réponse

question écrite

Instruction des autorisations d'urbanisme et protection du droit de propriété

Kévin Pfeffer RN · Assemblée nationale · 17e législature · n° 12120

Ministère interrogé
Ville et Logement
Rubrique
Urbanisme

En clair

Question écrite de Kévin Pfeffer, publiée au Journal officiel le 6 janv. 2026. Aucune réponse publiée après 303 jours.

La question

M. Kévin Pfeffer appelle l'attention de M. le ministre de la ville et du logement sur les limites du cadre juridique applicable à l'instruction des demandes d'autorisation d'urbanisme. Conformément à la jurisprudence du Conseil d'État dans sa décision du 12 février 2020 (n° 424608), l'autorité administrative n'a pas à vérifier la validité de l'attestation de propriété établie par le demandeur, qui peut être le propriétaire lui-même, un mandataire ou une personne attestant être autorisée à exécuter les travaux, en application de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. Les autorisations d'urbanisme ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux projetés aux règles d'urbanisme et sont délivrées sous réserve du droit des tiers. Néanmoins, lorsque le service instructeur dispose, au moment où il statue et sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations établissant le caractère frauduleux de l'attestation produite ou faisant apparaître sans contestation sérieuse que le pétitionnaire ne dispose d'aucun droit à déposer sa demande – notamment lorsque le droit de propriété invoqué a été remis en cause par une décision judiciaire – il lui appartient alors de refuser l'autorisation sollicitée. En pratique, cette instruction minimaliste peut conduire à des situations conflictuelles, dans le cas où une autorisation pour une construction ou une extension est délivrée pour être réalisée sur un terrain n'appartenant pas au pétitionnaire, en l'absence de fraude caractérisée au stade de l'instruction. Ces situations génèrent une insécurité juridique importante pour les propriétaires légitimes et des contentieux longs et coûteux entre particuliers. Dans ce contexte, il lui demande s'il envisage de faire évoluer le droit de l'urbanisme afin de renforcer la prévention de ces situations, par exemple en prévoyant pour certains types de travaux la production d'un justificatif complémentaire de droit de propriété ou d'accord écrit du propriétaire.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE12120
Ministère interrogé (source)
PO873665