Pont romain, avenir et gestion
- Ministère interrogé
- Transition écologique, biodiversité et négociations internationales
- Rubrique
- Patrimoine culturel
La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)Les autres questions écrites →
En clair
Question écrite de Monique Griseti, publiée au Journal officiel le 2 déc. 2025. Réponse publiée le 8 sept. 2026, 280 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 280 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale
La question
Mme Monique Griseti attire l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur le pont romain de Saint-Marcel, situé dans le 11ème arrondissement de Marseille et plus précisément sur la gestion et l'avenir de ce patrimoine historique essentiel. Ce pont, dont la construction est traditionnellement datée de la période qui suit le siège de Marseille par Jules César en 49 avant J.-C., a été édifié pour permettre le passage des colonnes de soldats romains sur la Via Albicia, la voie principale traversant la vallée de l'Huveaune. Il s'agit d'un vestige majeur, rappelant la grandeur de l'époque romaine et l'importance historique de la ville de Marseille au sein de l'Empire romain. Depuis le 14 décembre 2024, ce pont a été mis sous arrêté de mise en sécurité en raison de la dégradation avancée de ses structures, avec un risque d'effondrement avéré notamment au niveau de la culée sur la rive droite. Ce monument est inscrit au patrimoine historique local et, selon les informations cadastrales disponibles, la parcelle sur laquelle il repose appartient administrativement au ministère de la transition écologique. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir si un projet de réhabilitation et de restauration du pont romain de Saint-Marcel est envisagé dans les plans du ministère. Cette question revêt une importance particulière pour la conservation de l'histoire locale, la valorisation du patrimoine marseillais et la transmission aux générations futures d'un témoignage matériel fondamental de l'Antiquité romaine en Provence.
La réponse
L'État étudie à l'heure actuelle le devenir de cette parcelle et par voie de conséquence celui de ce pont, qui n'est ni classé, ni inscrit au titre des monuments historiques. Cette étude a nécessité au préalable de mettre en sécurité les populations qui occupaient illégalement la parcelle et qui utilisaient ce pont pour relier les deux rives de l'Huveaune. Les services de l'État ont procédé à cette mise en sécurité et au relogement de ces populations dans le respect des délais et procédures attachés à ces situations. Pour les motifs que vous évoquez, l'État a entrepris, ensuite, la réalisation d'un diagnostic technique de la structure du pont, qu'il a souhaité inscrire dans une réflexion plus large de valorisation des berges de l'Huveaune, dont ce pontfait partie intégrante. Un premier diagnostic est intervenu fin octobre 2025. Il préconise des diagnostics complémentaires géotechniques d'étude de sol afin de se prononcer sur l'état des murs de soutènements/fondations et de pouvoir préconiser des travaux de renforcement adaptés. En ce qui concerne la valorisation plus globale des berges de l'Huveaune, une réflexion est menée en lien avec l'établissement public d'aménagement des berges de l'Huveaune (EPAGEHUCA) et les services de la préfecture.
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE11360
- Ministère interrogé (source)
- PO873679